Adolescents en deuil

Textes de Liette CÔTÉ, Suzanne MONGEAU et Michèle VIAU-CHAGNON, Pour vos enfants et adolescents en deuil, Revue Frontières, #1, Université du Québec à Montréal, 1990.

Adolescent avec une guitare

L’aide aux adolescents en deuil, une question de tact

L’adolescence, tout le monde le sait, est une période difficile en soi. Le décès d’un proche pendant l’adolescence complique les choses et il n’existe pas de truc simple pour aider ces jeunes à vivre un deuil sainement. Les adolescents comprennent très bien ce qu’est la mort, mais ils réagissent souvent de manière différente des adultes.

Ce sont des êtres complexes, dont l’identité est fragile. Leur entourage, c’est-à-dire leur famille et leurs proches, fait partie de cette identité et pour cette raison, perdre un frère, une soeur, son père, sa mère ou un ami proche peut avoir des effets marquants et souvent durables sur les adolescents.

Tenir compte du contexte

Le deuil chez un adolescent, comme chez un adulte, aura une intensité plus ou moins grande selon le degré d’intimité qu’il avait avec le disparu, le type de relation qui existait entre eux et les circonstances du décès. L’adolescence est une période durant laquelle surviennent souvent des conflits plus ou moins graves avec l’entourage. Lorsqu’une personne décède au moment où un conflit existe entre elle et l’adolescent, ce dernier peut se sentir coupable ou avoir l’impression qu’on l’a abandonné ou rejeté.

L’adolescent peut réagir au décès d’un proche par une pseudo-indifférence, ce qui est pour lui une manière de se protéger ou de contrer un sentiment d’abandon. Cela ne signifie pas pour autant que l’adolescent soit « sans cœur » et il faut éviter de le culpabiliser à ce sujet. Un autre type de réaction consiste pour l’adolescent à se « transformer en adulte » pour aider son entourage ou même pour tenter de remplacer, en quelque sorte, la personne disparue. Il peut s’isoler complètement, négliger ses études, très peu dormir, perdre l’appétit, se mettre à critiquer certains survivants, nier la mort ou même parfois envisager le suicide comme une manière d’aller rejoindre la personne décédée. Tous ces comportements peuvent être alarmants ou déconcertants pour les parents.

Trouver une oreille attentive

Il est important de s’assurer que l’adolescent a quelqu’un à qui parler et se confier. De préférence, cette personne ne sera pas de la famille immédiate, car l’adolescence est une période où l’on tente de se libérer de la famille et il est probable que le jeune refusera de se confier à un membre de sa famille immédiate. Cependant, si le deuil est survenu dans la famille, il sera bon que les parents discutent ouvertement avec l’adolescent de tous les changements qui se produiront dans le mode de vie ou les rôles de chaque membre de la famille. Ce faisant, il faut éviter que l’adolescent ait envie de remplacer le parent décédé.

Lorsqu’un adolescent vit un deuil, il est sage d’avoir recours à des personnes extérieures à la famille pour l’accompagner dans cette épreuve. N’hésitez pas à informer la direction et le psychologue de son école ou tout autre groupe dont fait partie l’adolescent, car il est possible qu’il trouve là le support dont il aura besoin et que sa famille ne peut lui offrir ou qu’il ne peut lui-même accepter de la part de ses proches.

Fille sur banc

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